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Point hebdomadaire du 16 juin : Prudence à court terme sur les marchés actions

Les marchés actions européens ont commencé l’année 2017 en fanfare, bénéficiant de la solide croissance économique dans la zone euro, de résultats de sociétés en forte hausse et de l’élection d’E. Macron.
L’indice CAC 40 a ainsi atteint un plus haut le lundi 8 mai à 5442 points, en hausse de 11,9 % (+12,75 % dividendes réinvestis) depuis le début d’année. L’indice Euro Stoxx 50 a connu la même trajectoire, s’affichant en hausse de 10,7 %.

Depuis cette date, les indices européens ont connu une consolidation, le CAC 40 et l’Euro Stoxx 50 perdant 4 % par rapport à leur plus haut. Ce mouvement peut s’expliquer par plusieurs éléments, attente de nouveaux catalyseurs, baisse du prix des matières premières (impactant les valeurs pétrolières et les mines) et des taux souverains (impact sur les financières). Cependant le « potentiel » de baisse parait relativement limité. La croissance est modérée mais solide dans la zone euro (cf. point hebdomadaire du 2 juin), ce qui permet aux sociétés européennes d’afficher des résultats en nette progression. L’indice des surprises économiques dans la zone euro (cf. graphique), fortement corrélé aux indices boursiers, est cohérent avec une baisse additionnelle des bourses européennes de 4 à 5 % (ce qui amènerait le CAC 40 aux alentours de 5000 points).

Outre-Atlantique, la donne est différente. Les indices boursiers s’affichent à des plus hauts historiques, en hausse de 8 % (S&P 500 et Dow Jones 30) à 14 % (Nasdaq) depuis le début d’année.
Dans le même temps les déceptions se sont accumulées concernant la croissance économique (faiblesse du PIB au T1 2017, des ventes au détail et de la production industrielle). Ainsi, l’indice des surprises économiques s’est écroulé depuis début avril et s’affiche nettement en territoire négatif. A moins d’un rebond rapide de cet indice (et donc de données économiques qui surprendraient à la hausse) une baisse significative des indices US peut être anticipée à court terme. La dernière fois que cet indice a atteint un niveau aussi négatif, au printemps 2015, les marchés actions US ont perdu 12 %.

Dans ce contexte, nous recommandons de rester à l’écart des marchés actions US, ces derniers étant survalorisés et risquant de connaitre un retour à la réalité économique.
Si ce scénario se réalise les indices boursiers européens seront impactés. Il convient de faire preuve de prudence à court terme. Cependant, la croissance dans la zone euro, la nette hausse des résultats des sociétés et l’écart de valorisation par rapport aux marchés américains devraient constituer des facteurs de soutien.
Une baisse des marchés actions sous les niveaux évoqués (CAC 40 sous les 5000 points) devra être mise à profit pour renforcer son exposition aux actions européennes.

Aurélien
Blandin Gérant

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