Mois : octobre 2017

Point hebdomadaire du 27 octobre : BCE, une normalisation monétaire extrêmement prudente

Afin de lutter contre l’atonie de l’économie et la faiblesse de l’inflation, la Banque Centrale Européenne a abaissé son principal taux directeur, de 4,25 % à l’été 2008 à 0 % en mars 2016.
Cette baisse de taux (politique monétaire classique) a été accompagnée, à partir de mars 2015, par une politique monétaire non conventionnelle (assouplissement quantitatif ou QE) de rachats d’actifs. Pour ce faire, la BCE achetait mensuellement 60 milliards d’euros d’obligations souveraines (pour 50 mds) et de créances titrisées (pour 10 mds). Ce programme de rachats d’actifs a été augmenté à 80 milliards d’euros par mois en mars 2016 et élargi aux obligations d’entreprises (notées Investment Grade).
Le contexte économique favorable a permis à la BCE de réduire l’enveloppe consacrée aux rachats de titres, à 60 milliards en avril 2017.
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Point hebdomadaire du 20 octobre : Dynamique positive pour les actions européennes

Après un début d’année en fanfare, l’indice CAC 40 atteignant 5442 points le 8 mai (+ 12 % par rapport au 1er janvier), les indices actions européens ont connu 4 mois de consolidation.
Plusieurs éléments peuvent expliquer cette évolution. La hausse de l’euro, en particulier par rapport au dollar (+15 % entre janvier et août), impactera négativement les chiffres d’affaires et bénéfices futurs des sociétés exportatrices. La progression des marchés jusque début mai représentant peu ou prou l’évolution attendue des bénéfices pour l’année entière, il était illusoire d’espérer une poursuite de la hausse. Enfin, le momentum économique qui commençait à se retourner était cohérent avec une baisse des bourses européennes (cf. notre point hebdomadaire du 16 juin, avec un objectif sur le CAC 40 à 5000 points).
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Point hebdomadaire du 6 octobre : Survalorisation des marchés américains

Crier au loup ne sert pas à grand-chose, en particulier lorsqu’on le fait trop tôt ou trop souvent. Les marchés actions américains nous semblaient chers début 2017 (cf. notre point hebdomadaire du 20 janvier). Le S&P 500 s’affichant en hausse de 14 % sur l’année alors que les résultats des sociétés sont attendus en croissance de 10 %, les ratios de valorisation ont continué à se tendre.
Ainsi, le PER (price earning ratio ou ratio « cours sur bénéfices ») du S&P 500 estimé à fin 2017 est de 19,5 contre une moyenne historique entre 16 et 17.
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