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Point hebdomadaire du 24 mars : Optimisme malgré les événements politiques

Alors que le mois de mars s’annonçait chargé en événements susceptibles d’influencer les marchés financiers (cf. point hebdomadaire du 3 mars), la volatilité s’est avérée extrêmement faible. Les investisseurs ont pris le parti de se concentrer sur les annonces positives et de mettre de côté les éléments négatifs.

Ainsi, la réunion de la BCE du 9 mars n’a réservé aucune surprise, la hausse de l’inflation depuis le début d’année étant considérée (à juste titre) comme ponctuelle par la BCE. La politique monétaire expansionniste et le programme de rachat d’actifs vont se poursuivre dans les prochains mois.
Le 15 mars, lors de sa réunion de politique monétaire, la Fed a relevé son taux directeur de 25 bp, pour la 3ème fois (décembre 2015, décembre 2016, mars 2017) depuis la crise financière de 2008. A politique budgétaire et fiscale inchangée, au moins 2 autres hausses de taux devraient avoir lieu cette année. Bien que ce rythme soit supérieur aux attentes du début d’année des investisseurs, les marchés financiers sont restés bien orientés.

Aux Pays-Bas, le parti d’extrême droite (Parti pour la liberté PVV) a réalisé un score inférieur aux attentes lors des élections législatives du 15 mars et n’aura pas d’influence sur le gouvernement. Les investisseurs espèrent que cela présagera d’une défaite de Marine Le Pen lors des élections présidentielles françaises. Les taux obligataires souverains français, espagnols et italiens ont baissé de quelques points, l’euro s’est légèrement apprécié face aux autres devises et la probabilité de victoire de Marine Le Pen, calculée par Bloomberg, a perdu 1 point (probabilité de 29 % tout de même).

Outre-Manche, le gouvernement britannique activera l’article 50 le 29 mars prochain, enclenchant formellement le processus pour quitter l’Union européenne. Les négociations entre les deux parties pourront alors débuter. Aucun impact notable sur les devises ou les actions n’est à signaler.

Aux Etats-Unis, les négociations ont commencé à la fois sur le budget 2018 (qui s’appliquera dès le 1er octobre 2017) et la réforme de l’ « Obamacare ».
Le budget (qui n’est à ce stade qu’un projet) présenté par D. Trump est marqué par une forte augmentation des dépenses militaires (+ 10 % soit 54 milliards de dollars) et de la sécurité intérieure (+7 %), financée par une baisse drastique des ressources consacrées au département d’Etat (-28 %), à l’agence de protection de l’environnement (-30 %), à la santé (-23 % pour la recherche médicale) et à l’agriculture (-7 milliards). Ce budget est cependant loin de faire l’unanimité au sein des Républicains et d’intenses négociations devraient avoir lieu avant d’être voté par le Congrès.
Des dissensions apparaissent également entre élus Républicains concernant la réforme de l’ « Obamacare ». Par cette réforme, D. Trump veut éliminer l’obligation (associée à des aides fédérales pour les moins fortunés) de s’assurer pour les Américains et mettre en place des formules de couverture « à la carte ». Selon le Bureau du budget du Congrès (CBO) cette réforme déboucherait sur la perte de couverture médicale pour 14 millions d’Américains (principalement les plus pauvres) et une augmentation des primes d’assurance, les personnes en bonne santé étant incitées à quitter le pool des assurés. Le « Trumpcare » permettrait d’économiser 337 milliards sur les 10 prochaines années, ce qui financerait une partie de la grande réforme fiscale promise par le présidant US.
Les débats autour de cette réforme donnent probablement un avant-goût du mandat de D. Trump. L’opposition vient, sans surprise de la minorité démocrate, mais également du propre camp des Républicains. Les plus modérés d’entre eux s’opposent à cette réforme qu’ils trouvent trop radicale et défavorable aux personnes les plus modestes, tandis que l’aile droite du parti estime que la réforme engagée ne va pas assez loin.
Les marchés financiers pourraient finir par s’inquiéter de la difficulté pour D. Trump de mettre en place son programme de rupture, en l’absence d’une majorité unie chez les Républicains. Compte tenu de la survalorisation des marchés US, tout retard dans cette mise en œuvre aurait un effet négatif sur les indices boursiers.

Aurélien
Blandin Gérant

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