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Point hebdomadaire du 24 juin : Brexit

Alors que les marchés financiers ont refusé d’y croire jusqu’au dernier moment (les bourses européennes finissant en hausse de 2 % hier), les anglais ont finalement choisi de poursuivre leur route en dehors de l’Union Européenne.
L’impact sur l’ensemble des marchés a été immédiat et très violent. Les marchés actions ont ouvert entre -10 % (CAC 40, DAX 30) et -17 % (FTSE MIB, IBEX, Ireland ISEQ), les valeurs financières baissant de 20 % à 30 %. La livre sterling chutait de 10 % face au dollar, le pétrole baissait de 5 %. A l’inverse les actifs « refuges » (or, yen, obligations souveraines) profitent de la situation.
La panique s’est ensuite quelque peu atténuée dans la matinée, les investisseurs qui n’anticipent pas de scénario catastrophe (ce qui est notre position) profitant de ce net repli pour acheter des titres fortement décotés. Ainsi, vers midi, le CAC 40 limite ses pertes à -7 %, le DAX est à -6 %, le Footsie 100 (indice anglais) est à -5 % et la livre sterling regagne la moitié de ses pertes à -5 %.

A court terme, les marchés financiers vont être volatils, impactés par cette incertitude. Cependant, cette volatilité va offrir des opportunités d’investissement pour les investisseurs à moyen et long terme. A titre d’exemple, les valeurs pétrolières s’affichent en forte baisse ce matin alors que leur activité n’a pas de lien avec le maintien ou non du Royaume-Uni dans l’UE.

Comme nous l’avions détaillé dans notre précédent point hebdomadaire (« Craintes d’un Brexit, la peur envahit les marchés » – 17 juin) l’impact économique pour la zone euro sera extrêmement limité, avec une perte de 0,5 point de PIB d’ici à 2019, soit une croissance 2016 et 2017 qui devrait s’afficher à + 1,4 / 1,5 % contre 1,7 % précédemment anticipé. Pour les entreprises de la zone euro, la perte de chiffre d’affaires sera donc faible.

Deux éléments principaux vont soutenir les marchés actions. Premièrement, la baisse du jour permet de dégonfler les ratios de valorisation des indices et de les ramener vers des points d’entrée intéressants. Deuxièmement, l’absence d’alternatives pour les investisseurs cherchant du rendement les incite à acheter des actions, le rendement du dividende des entreprises du CAC 40 atteignant 3,8 % (contre -0,08 % pour les obligations allemandes à 10 ans et 0,34 % pour les obligations françaises de même échéance).

Ainsi, pour un épargnant investi sur les marchés financier qui aurait besoin de capitaux dans les jours qui viennent la situation est dommageable. Cependant, dans une optique de moyen et long terme, le contexte est propice pour saisir des opportunités qui ne manqueront pas de se présenter.

Aurélien
Blandin Gérant

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